Quetigny. Lutter contre le moustique-tigre : quelques recettes

Pour lutter contre l’invasion du moustique-tigre, la Ville de Quetigny a dévoilé ses solutions, et sensibilise les habitants.
Outre le phénomène désagréable de bourdonnement qui nous empêche de profiter de nos extérieurs en journée, il peut véhiculer les maladies tropicales, comme la dengue ou le chikungunya. « Le moustique-tigre apparaît de début mai à fin novembre. Il est actif du matin au coucher du soleil. Il est né à moins de 150 mètres du lieu où il vit et vole proche du sol », explique Céline Eyme, pharmacienne chargée de projets en éducation et promotion de la santé. « La femelle a besoin de sang pour ses œufs et préfère l’humain. Quatre centilitres d’eau lui suffisent pour pondre des œufs invisibles à l’œil nu. Une fois éclos, l’œuf devient larve dans l’eau pendant cinq à sept jours. » Le directeur du service des espaces verts David Richard complète : « Nous avons connu une période sèche. Avec le retour de la pluie, les larves vont éclore. Le moustique-tigre va apparaître. »
Pour diminuer les risques de sa présence, les maîtres-mots sont ranger, vider et couvrir, car, selon l’agence régionale de santé (ARS), 80 % des larves naissent chez les particuliers. Il faut donc agir au stade de la larve : les réservoirs de stockage d’eau potable doivent être couverts et munis de filtres à maille inférieure à 1 mm quand ils sont connectés à une descente d’eau ; on peut remplir de sable les coupelles sous les pots de fleurs ; les arrosoirs doivent être retournés après usage ; et les gouttières engorgées doivent être nettoyées.
« Nos agents des espaces verts ont été formés. Ils videront tous les endroits à même de retenir des flaques. Nous réfléchissons aussi à percer les conteneurs à déchets. Au cimetière, les arrosoirs seront stockés à l’envers et nous mettrons des conteneurs de sable à la disposition des particuliers. Nous allons déployer des fiches d’information dans les écoles », énumère David Richard. Quant à la javel, « elle est efficace, mais pas idéale pour l’environnement », confie la pharmacienne. C’est donc une pratique réservée par l’ARS aux cas extrêmes quand une maladie a été détectée.
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