Présidentielle 2027: Gabriel Attal veut rassembler "au-delà" de la droite et du centre pour "desserrer la "tenaille" RN-LFI

Le candidat à la présidentielle Gabriel Attal affirme vouloir "desserrer la tenaille" entre le Rassemblement national et La France insoumise et éviter leur accession au second tour, en rassemblant "au-delà" de la droite et du centre, comme l'ambitionne son concurrent Édouard Philippe.
"Si le risque d'un second tour opposant le RN et LFI est avéré, cela ne suffira pas. Il faudra aussi rassembler pour se donner de la force", écrit l'ancien Premier ministre dans une tribune publiée par La Tribune Dimanche.
Le secrétaire général du parti Renaissance entend "d'abord rassembler ceux avec qui nous partageons les mêmes valeurs" dans l'espace du centre.
"Ensuite, beaucoup parlent d'un rassemblement de la droite et du centre" mais "je le dis : ce rassemblement est trop étroit. Il ne suffira pas", ajoute Gabriel Attal qui aspire, "au-delà des étiquettes partisanes et des logiques d'appareils" à un rassemblement "plus large" pour parler à "tous les Français, sans exception, d'où qu'ils viennent".
L'ancien locataire de Matignon met en garde contre le "risque" d'un duel au second tour entre Jean-Luc Mélenchon, candidat de LFI, et le ou la candidate du RN, qu'il décrit comme un "pacte nationalo-Insoumis". "Car, derrière leurs oppositions apparentes, ces deux forces politiques ont besoin l'une de l'autre", explique-t-il.
"LFI pense pouvoir devenir le premier parti d'opposition en cas de victoire du RN, imaginant qu'au rayon du +on les a tous essayés+ les Insoumis seront les suivants sur la liste" et le RN "rêve de se retrouver face à LFI pour obtenir une victoire qu'il juge plus certaine que face à tout autre candidat", développe Gabriel Attal.
LFI et le RN partagent en outre "les mêmes méthodes", Jean-Luc Mélenchon "est le nouveau Trump français" avec un "culte de la personnalité", une "stratégie du chaos permanent" et la "délégitimation constante des contre-pouvoirs".
Quant au RN de Jordan Bardella et Marine Le Pen, il "se glisse de plus en plus dans des habits poutiniens". "Toujours prêts à relayer en France la propagande anti-Ukraine du Kremlin, eux aussi aiment s'en prendre à nos institutions et à l'indépendance de la justice à chaque occasion".
Dans les sondages d'intentions de vote, Gabriel Attal est actuellement devancé, au sein du bloc central, par Édouard Philippe, autre ex-Premier ministre d'Emmanuel Macron.
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