L'Assemblée fait un pas de plus vers la création d'un droit à l'aide à mourir, avant un vote mardi

Le troisième examen de la proposition de loi visant à créer un droit à l'aide à mourir a pris fin samedi à l'Assemblée nationale, avant un vote prévu mardi dans l'hémicycle.
Publié
Temps de lecture : 1min
C'est une des promesses phare du second quinquennat d'Emmanuel Macron. Les députés ont terminé samedi 27 juin le troisième examen d'une proposition de loi sur la fin de vie, avant un vote prévu dans l'hémicycle mardi, et une adoption définitive fixée au 15 juillet. Ce texte crée un droit à l'aide à mourir accessible sous conditions à certains malades atteints d'une affection grave et incurable.
Plus de 1 800 amendements ont été examinés depuis lundi, dont seulement 23 ont été adoptés, dans une atmosphère parfois surchauffée. La version qui sera adoptée mardi sera a priori la copie finale, le Sénat s'acheminant très certainement comme les deux fois précédentes vers un rejet, et les députés ne pouvant plus introduire en lecture définitive d'amendements.
Tout au long de la semaine, partisans et opposants au projet de loi – ceux ci se trouvant principalement sur les bancs de la droite et de l'extrême droite, mais pas seulement – ont de nouveau ardemment débattu des critères ouvrant le droit à l'aide à mourir, du détail de la procédure, ou encore de la sémantique. Dans cette copie finale, les mots "suicide assisté" et "euthanasie" ne figurent pas dans le texte, au grand dam de ses détracteurs.
Sans faire bouger les lignes : dans sa dernière prise de parole, le député Thibault Bazin (LR) a dit sortir des débats "avec un certain vertige", estimant les critères "pas assez stricts", la procédure "pas assez encadrée", les "délais trop courts", et regrettant "des garanties insuffisantes pour les personnes faisant l'objet de mesures de protection".
Le député RN Christophe Bentz a dit espérer avoir réussi à convaincre "notamment les députés hésitants et indécis, que par principe de précaution et par principe de prudence, il ne faut pas voter ce texte". "L'Assemblée nationale a été à la hauteur de sa tâche", a estimé le rapporteur Philippe Vigier (MoDem), disant réserver ses "pensées aux malades qui attendaient tellement qu'on soit capables d'avoir un nouveau droit à mourir".
Francetvinfo




