Bassin d’Arcachon : le festival de danse Cadences, à la fin du mois de septembre à Arcachon, a dévoilé sa programmation

Comme chaque année, le festival offrira un panel de l’actualité de la danse, du mélange des frontières entre le classique, le hip-hop, le contemporain, etc. Même si « le contexte est compliqué, avec des négociations avec les compagnies et les producteurs de plus en plus difficiles, des subventions en baisse ». Mais ce sera le cas encore cette année, promis : « On peut aimer ou pas un spectacle, mais il sera toujours de qualité », assure Benoît Disseaux, le directeur de l’Olympia d’Arcachon.
1 Cadences hors d’ArcachonCadences s’évade toujours (un peu) d’Arcachon. Il amène la danse sur le Bassin et même au-delà. Ainsi, le festival s’ouvrira le dimanche 20 septembre à 19 heures à l’auditorium de Bordeaux avec un spectacle du chorégraphe japonais Saburo Teshigawara, « Bach-Bartok », une pièce pour deux danseurs et une violoniste. « Ce spectacle est un événement », affirme Benoît Disseaux.
Autre délocalisation avec le Guillaume Nouaux Trio et le théâtre du corps de Pietragalla-Derouault, vendredi 2 octobre à 20 h 30 à l’espace Quérandeau de Saint-Jean-d’Illac : « Une journée presque ordinaire », avec six danseurs et trois musiciens, de la danse et du jazz pour raconter la vie des gens. Un spectacle qui sera aussi à l’espace Lucien-Mounaix de Biganos, samedi 3 octobre à 19 heures.
Parce que Cadences investit d’autres lieux sur le Bassin. La salle Cravey de La Teste-de-Buch accueillera le mercredi 30 septembre à 21 heures la compagnie Lac, avec « Lara : ballet pour les amazones d’hier et d’aujourd’hui », de la chorégraphe Laura Arend, qui décloisonne le classique et le contemporain pour exalter la puissance féminine. Le Miroir de Gujan-Mestras ouvrira sa scène à « En même temps », par le centre chorégraphique national de La Rochelle Mille Plateaux, avec neuf danseurs et danseuses sur l’ambiguë communion collective de l’ère numérique.
Enfin, Cadences proposera des spectacles à Mios (« Dirau », du collectif Biraka le samedi 3 octobre à 18 heures place du marché), à Marcheprime (la compagnie Anamae, place de l’église, le dimanche 4 octobre à 10 h 30), au Cap Ferret (« Elephant in the black box » le dimanche 4 octobre à 12 h 30, place Michel-Martin), et enfin au Teich (Compagnie le scribe, à l’Ekla le dimanche 4 octobre à 15 heures).
2 De grandes soiréesMais l’essentiel demeure à Arcachon. L’Olympia accueille quatre « grandes soirées ». La première ouvre le festival le mardi : « In the brain », par Shechter II, du nom du chorégraphe Hofesh Shechter, un incontournable de la scène contemporaine, une invitation à « lâcher prise » dans une transe collective. Le jeudi 1er octobre, la centenaire compagnie britannique Rambert Company (dirigée par un Français) où tous les genres sont mélangés dans une explosion de puissance sera un événement.
Le samedi soir, place à une soirée de flamenco délirante avec la compagnie Manuel Linan, où les danseuses sont des hommes, mais habillées en danseuses de flamenco. « C’est une fête du début à la fin, avec une joie communicative magnifique », dixit Benoît Disseaux. Et puis dimanche soir, toujours à l’Olympia, place à « Casse-Noisette », par l’Europa Danse Company, un classique de la danse revisité de fond en comble par cette troupe bruxelloise, une œuvre sur la fin de l’adolescence et le début de l’âge adulte dansée par de jeunes danseurs et danseuses.
3 De la danse dans toute la villeEt bien sûr Cadences s’essaime dans toute la ville durant le festival. Le Théâtre de la Mer, installé sur la plage devant le front de mer offre 13 spectacles tout au long du festival, dont le ballet de l’opéra de Bordeaux (samedi à 17 h 15), ou la compagnie Hors Série, du bordelais Hamid Ben Mahi, avec « Biden » : « On présentera un duo. Cette chorégraphie tentera de donner de la poésie à travers les corps et sera un questionnement sur l’emprise dans le couple. »
Enfin, des scènes sont prévues place Thiers et place des marquises avec, tout le week-end, la plupart des écoles de danse du Bassin qui montreront à quel point elles sont de bonnes danseuses et de bons danseurs, mais aussi des compagnies (Rhizome notamment). Et bien entendu, la barre sur la plage dirigée par le ballet de Bordeaux aura lieu pour tous ceux qui le souhaitent le dimanche à 11 h 30 sur le front de mer.
SudOuest




