Avec l’effacement du barrage, le lac de Laromet ne sera plus un lac, « le ruisseau va reprendre ses droits »

Par Bastien Marie
Les travaux enclenchés sur le barrage du lac de Laromet doivent durer jusqu’à la fin du mois de juillet. L’effacement du système hydraulique entraînera la disparition du lac et le ruisseau retrouvera son cours
Le plan d’eau va redevenir ruisseau. « La suite logique dans ce projet de renaturation », répond David Duchon. Inauguré en 1982, le lac artificiel de Laromet devait créer un site touristique dans cette Entre-deux-Mers vallonnée, le long du ruisseau de l’Œuille. « Mais malheureusement, le plan d’eau s’est très vite envasé », poursuit le directeur des aménagements du territoire au sein de la communauté de communes (CDC) Convergence Garonne. Prolifération de la jussie, mauvaise qualité de l’eau… La vocation du site comme lieu de baignade a rapidement été remise en question.
Dans les cartons de la CDC et du SMABVO depuis plusieurs années, le projet de réaménagement devait trancher entre une première option consistant à nettoyer le fond du lac — « il aurait fallu répéter cette opération coûteuse tous les cinq ans » — ou l’effacement du barrage afin de redonner au ruisseau sa vocation première. Le choix s’est finalement porté sur la renaturation du site. « Nous sommes en train de détruire le barrage en béton pour que le cours d’eau retrouve son cours. Le ruisseau va reprendre ses droits. »
Jusqu’au 31 juillet, le temps des travaux d’effacement du barrage, plusieurs accès au site restent fermés. Une fois cette période terminée, le niveau de l’eau sera naturellement abaissé et une année sera laissée au cours d’eau pour retrouver son fonctionnement naturel avant le réaménagement des berges. « Avec le restaurant, l’accrobranche, les pêcheurs… Il y a un enjeu pour préserver l’attractivité du lieu », appuie le technicien. Des promenades et des mares annexes devraient ensuite être installées pour conserver le charme du lieu. Plus de lac, mais un espace redevenu sauvage.
SudOuest




