Présidentielle 2027 : le député Génération.s des Yvelines Benjamin Lucas-Lundy candidat à la primaire de la gauche

Un nouveau prétendant dans la course à l’Élysée. Le député Génération.s de la 8e circonscription des Yvelines, Benjamin Lucas-Lundy, a annoncé ce jeudi 14 mai être candidat à la primaire de la gauche et des écologistes en vue de l’élection présidentielle 2027. Le parlementaire, passé par le PS avant de rejoindre le parti fondé par Benoît Hamon en 2018, souhaite « porter le cri de colère et le cri d’espoir de la génération Nouveau Front populaire ».
Cette « génération Nouveau Front populaire » représente « ceux qui ont la peur panique de voir l’extrême droite arriver au pouvoir, ceux qui veulent le rassemblement de toute la gauche (…) pour renouer avec l’idée de progrès », a-t-il expliqué sur TF1.
« Nous ne sommes pas condamnés, notre génération, à vivre moins bien que celle de nos parents », a affirmé le député de 35 ans. « La génération de nos enfants, la génération de mon fils qui a 18 mois, vivra mieux que nous, dans une société débarrassée des pesticides, dans une société débarrassée du racisme, du sexisme, des discriminations », a-t-il dit, évoquant une « société de l’égalité, de la justice ».
« Une société dans laquelle le partage, la justice sociale, la dignité, ça voudra dire quelque chose », a-t-il martelé.
« On a besoin de remettre le progrès au cœur de tout, parce qu’aujourd’hui, l’extrême droite, elle a imposé ses thèmes, ses termes et sa vision rance de la société » a également déclaré le parlementaire.
Benjamin Lucas-Lundy est le cinquième candidat à la primaire de la gauche après Clémentine Autain (L’Après), Marine Tondelier (Les Écologistes), François Ruffin (Debout !) et Lydie Massard (Union démocratique bretonne).
Mais l’initiative a du plomb dans l’aile. Le scrutin est censé se tenir début octobre, mais pourrait ne pas avoir lieu si le Parti socialiste décide de ne pas participer au processus. Une hypothèse de plus en plus probable depuis la démission, avec fracas le vendredi 8 mai de Boris Vallaud de la direction du PS.
« Il n’y aura pas de primaire pour désigner un candidat avec la gauche au-delà du Parti socialiste, c’est-à-dire les Écologistes, François Ruffin, Clémentine Autain et les autres. C’est fini, que chacun le comprenne bien », avait réagi deux jours plus tard François Hollande, lui aussi possible candidat en 2027.
Cette semaine, François Ruffin a prévenu : il sera candidat à la présidentielle même s’il n’y a pas de primaire pour désigner le candidat de la gauche non mélenchoniste.
« Je souhaite que la primaire ait lieu parce que je pense qu’il n’y a pas une autre façon de faire. Maintenant, s’il n’y a pas de primaire, moi j’y vais. On a eu 100 000 signatures (de soutien) en 15 jours, alors maintenant en route vers les 500 maires, il y a un élan populaire », a-t-il justifié, critiquant les « apparatchiks » du Parti socialiste.
Le Parisien




