Après son refus de marier un Algérien sous OQTF, Robert Ménard se dit "sidéré" par sa convocation au tribunal correctionnel

Les futurs époux avaient déposé une plainte contre lui pour avoir pris, dans l'exercice de ses fonctions, des mesures visant à gêner l'exécution de la loi.
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Le maire de Béziers Robert Ménard se dit "sidéré", jeudi 14 mai sur franceinfo, par sa convocation au tribunal correctionnel le 30 septembre. En 2023, il avait refusé de marier une ressortissante française et un citoyen algérien visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Robert Ménard encourt jusqu'à cinq ans de prison, une amende de 75 000 euros ainsi qu'une peine d'inéligibilité.
Les futurs époux avaient déposé une plainte contre lui pour avoir pris, dans l'exercice de ses fonctions, des mesures visant à faire obstacle à l'exécution de la loi.
"De la prison, des amendes et surtout l'inéligibilité : je viens d'être réélu chez moi avec plus de 65% des voix, allez essayer d'expliquer ça aux Biterrois", déplore-t-il.
"Ce garçon, je ne me prononce pas sur son histoire d'amour avec cette dame, ça ne me regarde pas et je n'en sais rien. Juste, il était en situation illégale, il faisait l'objet d'une OQTF (obligation de quitter le territoire). Il y a le mot 'obligation', ce n'est pas moi qui l'aie délivrée, ce sont les pouvoirs publics", poursuit Robert Ménard. "Il avait été condamné à 8 mois de prison pour vol avec violence en réunion, ce n'est pas un saint. Et c'est moi qui vais me retrouver devant le tribunal correctionnel, c'est incroyable", s'indigne l'élu.
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