Football. « Je suis meurtri et trahi » : Raymond Domenech réagit après la diffusion d'un documentaire de Netflix sur l'affaire Knysna

L'ancien sélectionneur des Bleus, passé par l'Olympique lyonnais, Raymond Domenech s'estime « trahi et meurtri » par le documentaire de Netflix sur le psychodrame vécu par l'équipe de France au Mondial-2010 à Knysna, en Afrique du Sud.
« Seize ans après cela devait être le documentaire de l'explication, de la réflexion et de l'analyse posée. Ce fut un réquisitoire extrêmement violent contre ma personne. Un film totalement à charge et d'une partialité nauséabonde », écrit Raymond Domenech sur X, dans un message particulièrement virulent contre les producteurs et auteurs du film.
« Nous avions décidé que je disposerais d'un droit de regard sur tout. Cela m'a été refusé in fine avec la plus grande malhonnêteté. Je suis meurtri et trahi », poursuit l'homme qui était sélectionneur au moment de la « grève » des joueurs, consécutive à l'exclusion du groupe de Nicolas Anelka, accusé de l'avoir insulté.
« Je n'aurais jamais validé une telle version car elle ne reflète ni ce que j'ai dit (...) ni ce que je suis », attaque encore Domenech, qui dénonce « un film sensationnaliste qui n'a d'autre vocation que celle de ''remuer la merde'' pour faire de l'audimat et jeter le discrédit sur un homme. »
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« La vulgarité et le sensationnalisme (de ce documentaire) n'ont d'égal que son absence de déontologie », fustige encore l'ancien coach, aujourd'hui âgé de 74 ans, qui reproche notamment aux auteurs d'avoir pioché des extraits de son journal intime de l'époque sans remise en contexte, affirmant que « ces notes n'auraient jamais dues être publiées telles quelles ».
Contacté par l'AFP, Netflix a répondu que le documentaire n'était ni un réquisitoire, ni une tribune, et qu'il avait été réalisé dans une logique de confrontation de récits. A travers les témoignages de Raymond Domenech et de trois joueurs, le capitaine Patrice Evra, William Gallas et Bacary Sagna, le film « Le Bus : Les Bleus en grève », fait revivre l'atmosphère irrespirable qui régnait au sein du groupe en Afrique du Sud. Une crise qui a connu son paroxysme quand les joueurs ont décidé de boycotter leur entraînement à Knysna, devant les caméras du monde entier.
Selon la production, Raymond Domenech a donné accès au journal qu'il tenait à l'époque et qui a inspiré un premier livre il y a des années, « Tout seul ». Un document personnel « où il balançait toutes ses émotions, toutes ses frustrations », décrit un producteur, Yoan Zerbit. Parmi des propos peu amènes pour certains joueurs, Raymond Domenech y confiait son désarroi. « Envie de disparaître loin de tout », « j'ai parfois des montées de haine envers ces abrutis », écrit-il notamment au moment de la défaite contre le Mexique (0-2).
Un rebond dans l'affaire Knysna qui intervient à quelques heures de l'annonce de la liste de Didier Deschamps pour la Coupe du monde 2026 aux États-Unis.
Le Dauphiné libéré




