Canicule : le bétail et les animaux sauvages, également victimes des fortes chaleurs

Les élevages de volailles, de porcs et bovins sont en alerte, victimes de ces longs jours de canicule. Des centaines d’exploitations sont touchées. Les éleveurs se retrouvent en situation de détresse face à la souffrance animale, avec une surmortalité aux conséquences multiples.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Le mercure a grimpé jusqu'à 44 degrés en Vendée, samedi 27 juin. Beaucoup trop pour les volailles de Sarah Rezzoug, éleveuse à Saint-Mesmin (Vendée). "Quand je suis arrivée pour faire mon travail, j'ai découvert beaucoup de poulets morts. C'était la première fois puisque j'ai déjà vécu des coups de chaleur, mais cette fois-ci, c'était vraiment exceptionnel", raconte-t-elle.
Près de 200 poulets ont été décimés, soit 20% de son élevage. Depuis, elle a installé des ventilateurs et fait baisser la température dans son poulailler. Mais l'avenir l'inquiète. "On peut se poser la question: est-ce qu'on va pouvoir continuer de travailler en élevage, en tout cas, de cette manière-là ?", s'interroge-t-elle.
Sur un autre élevage du Pas-de-Calais, le bilan encore plus lourd : 8 500 poulets sont morts dans un bâtiment. Cochons, moutons, vaches... Le bétail suffoque et souffre de la chaleur. Les animaux sauvages aussi. Dans un ancien bras de la Loire, entre Nantes (Loire-Atlantique) et Angers (Maine-et-Loire), des dizaines de milliers de poissons ont été retrouvés sans vie.
L'eau chaude les a asphyxiés. "La semaine dernière, on commençait à observer des premiers signes de mortalité. Les fortes chaleurs cette semaine diminuent fortement le taux d'oxygène. On va mettre en place des pêches de sauvetage pour récupérer les poissons qui peuvent être encore sauvés", explique Jocelyn Drochon, chargé de développement à la fédération du Maine-et-Loire pour la pêche et la protection du milieu aquatique.
Sur les réseaux sociaux, des éleveurs se montrent aux petits soins pour leurs bêtes. Objectif : limiter le stress thermique, à savoir l'accumulation de chaleur dans le corps des animaux. La meilleure solution est d'adapter les bâtiments pour rafraîchir les bêtes.
Dans le Finistère, Antoine Lijour a investi 20 000 euros dans un système de brumisateurs. Résultat : pas de poussin décédé. "Quand la température monte, c'est le seul moyen pour faire baisser la température", dit-il. Près de 3 millions de volailles ont été victimes de la canicule durant la semaine, selon la filière. C'est moins de 1% de la production annuelle nationale.
Francetvinfo



