Festival de Cannes 2026 : Léa Seydoux, Adèle Exarchopoulos, Gilles Lellouche… Qui sont les Français qui squattent le tapis rouge cette année ?

Participer à un Festival de Cannes, ça ne sera jamais la routine, même pour les plus grandes stars. Pour autant, certains et certaines y ont tellement participé qu’ils ont de vraies habitudes sur la Croisette.
Côté tricolore, comme le relevait Télérama en février dernier, plusieurs membres de la « liste A », rassemblant les comédiens et comédiennes le plus souvent employés dans le cinéma français, seront (évidemment) de la partie.
On pense par exemple à Léa Seydoux, présente à l’affiche de deux films en compétition cette année, à chaque fois dans le rôle principal. Dans Gentle Monster de l’Autrichienne Marie Kreutzel, elle incarne Lucy, une femme heureuse en ménage du côté de la campagne bavaroise, dont la vie est bouleversée quand son compagnon est arrêté par la police, jusqu’ici insoupçonnable d’un quelconque crime.
Dans L’Inconnue, Arthur Harari filme une histoire où un photographe trentenaire et casanier joué par Niels Schneider, est traîné par ses amis dans une folle fiesta. Durant celle-ci, il ne peut lâcher du regard une femme (Léa Seydoux). À son réveil, il est devenu… elle.
Deux films, ce serait presque une petite année pour l’actrice française. En 2021, elle s’était retrouvée dans 4 longs-métrages (France, Tromperie, The French Dispatch et L’histoire de ma femme), dont trois en compétition.
Ironie du sort : un test Covid positif l’avait empêchée de squatter le tapis rouge !
Adèle Exarchopoulos et Gilles Lellouche : Cannes, toujours ouf pour euxAutre visage incontournable du festival du film depuis qu’elle y a éclos en 2013 dans La Vie d’Adèle (prix d’interprétation partagé avec Léa Seydoux), Adèle Exarchopoulos sera pour sa part présente avec deux films.
En compétition, c’est avec Garance. Des retrouvailles avec Jeanne Herry, avec qui elle avait brillé dans Je verrai toujours vos visages. Dans Garance, elle lui confie le costume d’une une jeune actrice ayant un vrai problème avec l’alcool.
Christophe Honoré réunit un autre duo marquant dans Mariage au goût d’orange. Dans ce film présenté dans la section Cannes Premières, il associe la comédienne à Vincent Lacoste, comme dans L’amour ouf.
Transition toute trouvée puisque, Gilles Lellouche, qui était engagé en tant que réalisateur en compétition en 2024 avec L’amour ouf, futur carton au box-office, est de retour comme comédien. En plus de sa prestation dans La Vénus électrique, projeté en ouverture, il hérite du rôle de Jean Moulin dans Moulin, du Hongrois László Nemes.
Léa Drucker, Benoît Magimel et Hafsia Herzi fidèles au posteLéa Drucker, elle aussi très en vue à Cannes (elle y avait présenté Dossier 137 en compétition et L’Intérêt d’Adam à la Semaine de la critique l’an dernier), fera le grand écart en termes d’exposition.
La réalisatrice Charline Bourgeois-Tacquet lui offre le rôle d’une chirurgienne débordée dans La Vie d’une femme, en compétition. Et elle sera au programme d’Acid, sélection parallèle nettement plus confidentielle, avec l’adaptation en long-métrage animé de la BD Blaise.
Révélée ici même avec La Graine et le mulet en 2007, Hafsia Herzi est depuis une fidèle du festival du film, qui le lui rend bien.
L’an passé, pour sa première participation en compétition comme réalisatrice, elle avait conduit Nadia Melliti au prix d’interprétation féminine pour son rôle dans La Petite Dernière (film également lauréat de la Queer Palm).
En 2026, la Marseillaise revient comme actrice. Dans Quelques mots d’amour de Rudi Rosenberg, en section Un certain regard. Puis chez Léa Mysius pour Histoires de la nuit, en compétition.
Un film dans lequel apparaît Benoît Magimel, autre « cumulard » de talent. Après un pic à trois longs-métrages cannois en 2023 (Omar la fraise, Rosalie et La Passion de Dodin Bouffant), il se contente d’un doublé cette année avec La Bataille De Gaulle : l’âge de fer, dans lequel il incarne le Général, hors compétition.
Dupieux avec un casting international et un film d’animationÀ ce large panel, pourtant pas exhaustif, il faut ajouter Quentin Dupieux côté réalisateurs.
Le très prolifique metteur en scène (16 films tournés depuis 2007, dont… 8 depuis 2022), qui avait eu l’honneur de faire l’ouverture en 2024 avec Le Deuxième Acte et que l’on peut considérer comme un chouchou du Festival, y débarque avec deux nouveaux ovnis.
Hors compétition, Full Phil rassemble Woody Harrelson, Charlotte Le Bon, Kristen Stewart et Raphaël Quenard.
Tandis qu’à la Quinzaine des cinéastes, Le Vertige mettra en vedette des versions pixélisées digne d’un jeu vidéo de PlayStation 1 d’Alain Chabat, Jonathan Cohen et Anaïs Demoustier.
Nice Matin




